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La philosophie du bonheur

24-10-2011

 

Alors que la 33e édition de Marseille-Cassis se tiendra dimanche prochain, rencontre avec Fabienne Rai, une de celles qui en ont écrit l’histoire. Par pur plaisir…
Son nom figure sur le palmarès de l’épreuve aujourd’hui mythique. Fabienne Rai, cinq fois vainqueur (1979, 80, 81, 82 et 86) : l’info, brute et froide, impose évidemment le respect. Mais la championne, si elle possède un palmarès fourni, est autre chose que de simples lignes évoquant une riche carrière. Fabienne Rai ne pratique pas la course à pied, elle est la course à pied. Une philosophie de vie plus qu’un passe-temps, voire même qu’une discipline pour laquelle elle est incontestablement douée.
Sans la connaître, pas besoin d’être devin pour distinguer la championne. Même si aucun détail ne vient trahir ce qui fait le sel de sa vie, genre vêtement aux couleurs phosphorescentes, elle a la stature de celle qui prend son corps pour se déplacer et pas la voiture. Jusqu’à une certaine limite évidemment. Mais surtout, ce qui étonnant en la rencontrant pour la première fois, c’est son sourire. Ce qui n’est nullement l’apanage de ceux qui courent mais  plus simplement des gens heureux. Fabienne Rai est heureuse et ça se voit.
fabienne rai

Le bonheur et la course pourraient être deux termes étrangers l’un à l’autre si l’on n’écoutait pas Fabienne Rai. « La course à pied, c’est la plus importante des choses secondaires », aime-t-elle à dire. « Ce n’est pas qu’une histoire de muscles et de poumons. C’est aussi une aventure de l’esprit. La simplicité de la course à pied permet à l’âme de grandir. Dans ce contexte, les résultats font plaisir, bien sûr, mais le sport pour la gloriole, c’est ridicule, ça ne fait pas avancer »
Retour en arrière. La petite Fabienne Rai est un enfant qui ne tient pas en place. De la gymnastique sportive à 12 ans jusqu’à la découverte de la course à pied à l’occasion du cross du lycée qu’elle termine en trombe. Coup de foudre et inscription, dans la foulée, à l’Union Athlétique de la Vallée de l’Huveaune. Le reste, c’est une somme de plaisirs et de foulées. Une quinzaine de sélections en équipe de France de cross, deux sur marathon et des victoires sous toutes les latitudes de Marseille/Cassis à Marvejols/Mende, en passant par la Montée de la Ste-Baume, épreuve qu’elle a créée et dont elle a tenu le meilleur temps durant un quart de siècle…


Fabienne Rai n’aurait pu courir que pour elle-même, seule dans les collines qu’elle affectionne tant et qui demeurent son terrain privilégié d’entraînement. La quinquagénaire de 35 ans (« âge que j’ai dans ma tête ») aurait pu rester dans l’anonymat d’une pratique solitaire hors des courses organisées et des palmarès, mais ce n’est pas le cas. D’abord, « parce que l’esprit de la course est enrichissant. C’est une grande famille où je prends plaisir à retrouver et à rencontrer des gens sympathiques. Un modèle miniature de société qui grandit. Nous n’étions que quelques centaines lors des premières épreuves de Marseille/Cassis, nous sommes quinze mille aujourd’hui. C’est évidemment différent mais demeure, pour peu qu’on cherche, un esprit originel qui me plaît. L’esprit " spiridon ", basé sur le plaisir et la convivialité… »
Transformer une pratique individuelle en discipline collective n’a rien du miracle. Courir pour ses seuls pieds serait si triste. Pourtant, la quête de la performance pourrait être opposée à ce désir de se fondre dans un groupe. Mais la raison existe bel et bien. « Dans le haut niveau, on rencontre des gens très ouverts qui ont acquis dans leur pratique une sagesse intérieure. A ce stade, il se passe des choses étonnantes dans les têtes, une adéquation entre le corps et l’esprit difficile à décrire. On a accès à quelque chose d’exceptionnel qui apporte une grande harmonie. C’est ce que je cherche ».


La course à pied est une vraie philosophie. Evident pour le pratiquant, parfois incompréhensible pour le sédentaire. L’addiction à l’endomorphine n’est pas la seule explication. « Le plaisir de courir s’attrape comme un virus. Cela devient vite un espace d’évasion psychologique. On court et on remet les niveaux dans la tête. Mais ce sport donne aussi confiance en soi. Il apprend à se connaître, à gérer notre équilibre intérieur. Courir permet de franchir toutes les étapes de la vie, comme un fil rouge auquel on peut se raccrocher elle nous sourit moins. On réfléchit beaucoup en courant jusqu’à ce que des évidences apparaissent…»
Aujourd’hui, Fabienne Rai a un peu délaissé la course sur route pour se concentrer sur les trails, course en montagne où l’on monte presque autant qu’on avance. Et elle donne encore tout ce qu’elle a. Championne, toujours, mais plus dans les mêmes conditions qu’avant. « L’occasion de se rendre compte que les vétérans, on s’en occupe moins. C’est notre société ». L’occasion aussi d’afficher des sponsors qui ont une place dans cette philosophie, comme la « Spiruline du Garlaban », complément alimentaire naturel produit à Aubagne. Comme elle.
Dimanche, Fabienne Rai sera une anonyme parmi les 15000 coureurs qui attaqueront le col de la Gineste. Une anonyme au plaisir si particulier…


Jean-Luc CHOVELON

 

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